Pour cette dernière étape (26 juin) arrivant à la Cathédrale de Santiago, je souhaitais arriver seul et de bonne heure. Départ à 6h alors que le soleil à cette extrémité ouest de l’Espagne n’est pas encore levé, surtout que le ciel est plombé. Je prends donc ma lampe frontale et j’ai quelques doutes lors des premiers changements de direction. La pénombre donne une autre perspective au chemin. En arrivant dans les faubourgs de Santiago, je rencontre une Roumaine, la première je crois. On échange quelques mots et tour à tour on fait le photographe l’un pour l’autre, devant le monument de Monte do Gozo (mont de la joie), nommé ainsi puisque c’est d’ici que les pèlerins apercevaient pour la première fois les flèches de la cathédrale, puis quelques centaines de mètres plus loin devant les lettres SANTIAGO DE COMPOSTELA recouvertes d’objets divers et variés accrochés par les pèlerins.
Je dois m’arrêter une bonne heure à l’abri, parce qu’il pleut des cordes et je n’ai vraiment pas envie de remettre mon pantalon de pluie. J’arrive finalement peu avant 9h30 devant la cathédrale qui signe la fin du pèlerinage pour la très grande majorité des pèlerins et je me sens un peu bizarre. Il y a très peu de monde, il fait gris, je me demande ce que je dois faire maintenant. Je pense même quelques instants si je ne vais pas repartir tout de suite vers Finisterre qui est le but ultime de mon voyage. Est-ce parce que je connais les lieux pour les avoir visité il y a un an, est-ce que c’est parce que j’arrive seul. En tout cas, après avoir erré quelques temps autour de la cathédrale, je finis par me retrouver devant la maison des pèlerins et contrairement à ce que je pensais et écrivais je vais chercher la Compostela et le certificat de kilométrage.
Je trouve mon logement, pose mes affaires, me balade un peu dans la ville, visite le musée du pèlerinage et prends contact avec les pèlerins rencontré ces derniers jours pour le dîner d’adieu.
L’intérieur de la cathédrale étant en rénovation, je ne verrais pas le célèbre Bofatumeiro fonctionner.
L’après-midi, l’ambiance est totalement différente sur la place devant la cathédrale. De nombreux touristes et des groupes qui arrivent en chantant, certains s’enlacent, pleurent, d’autres sont allongés à même le sol au soleil.
Ambiance festive aussi le soir avec notamment un groupe jouant des classiques espagnols et de la musique celtique sous les arcades.
Monte do Gozo


Santiago de Compostela

Cathédrale de Santiago de Compostela (l’arrivée, encouragé par le photographe je lève les bras au ciel)

Cathédrale de Santiago de Compostela (les arrivées)



Des compagnons de route
(Marie-Annick / Gwenaëlle)


(Roland / Philippe / Corinne / Francis / Ludovic / Philippe / moi)
Cathédrale de Santiago de Compostela (la nuit est tombée)

Chapeau bas JL d’avoir atteint cet objectif qui te tenait à cœur, et qui est quand même un sacré défit !
Maintenant, après cette parenthèse, il va falloir reprendre gentiment contact avec le « vrai » monde !
Au plaisir
Bise
Dom G
Et merci encore de nous avoir fait partager ton périple !
Bravo Jean Louis et merci de nous avons fait partager ta superbe épopée.
Ton reportage quotidien m’a laissé croire que je vivais aussi cette belle experience. Tu vas garder de bons souvenirs des personnes que tu as croisées.
Bonne fin de parcours jusqu’au cap Finisterre., où la tradition veut que le pèlerin brûle ses chaussures.😊
Merci beaucoup. C’était un plaisir de partager avec vous.
Pour les chaussures je vais qd même les garder pour rentrer bien qu’il ne reste plus grand chose sous les semelles. Mes chaussettes trouées sous la plante des pieds, ça marche ?
Merci Dom. Je crois que je ne réalise pas encore.
Bises
Bravo ! Superbe voyage et merci de nous l’avoir partagé!
Merci Suliac.
Oui c’est une belle aventure.
Respect Monsieur Jean Louis!
Je ne mesure bien évidemment pas, derrière mon écran de portable tout le chemin que tu as fait, mais je mesure l’ admiration que je porte à ton Aventure, ta Ténacité et le sourire que tu as su garder. Je te laisse à tes émotions du moment; réaliser tout le chemin parcouru… et te souhaite bonne route jusqu’à la mer 😊!… à très vite! Bisou
Merci, je crois qu’il va me falloir un peu de temps pour me rendre compte. Je suis passé par des semaines assez compliquées, la douleur, le doute, mais j’ai poursuivi quand même et me voilà ici 😀
Bises
« Felicitaciones » Jean-Louis, tu as bien mérité la « Compostela » et le certificat kilométrique.
Un dernier effort (90 km, une broutille pour toi maintenant !) pour aller au bout du Monde espagnol là ou la mer commence.
Profites en encore au maximum avant de commencer à penser au retour à la « civilización industrial ».
Ole !
Merci Richard.
La mer et Finisterre demain 😀
À penser à quoi?!?!?
Juste un mot FÉLICITATIONS. un bel objectif atteint. Surtout profites bien de tes prolongations.
Merci beaucoup Eric. Dans moins de 5km je vois la mer, 15km, je suis au bord. Le cap Finisterre ou Fisterra à~30!! 😀
Bravo Jean-Louis et merci de nous avoir fait voyager avec toi. Ce fut en quelque sorte un beau voyage pour nous aussi grâce à ton récit et tes photos.
Merci Francis.